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I waited for so long
Outside myself
You see I was pretenting
To be someone else
I was longing to see
Who i wanted to be

And I've been waiting on my own
I've been waiting for too long
Not strong enough to be with you
And I've been making up my world
I've been painting it with gold
Not strong enough to see you

I irrigate illusions
Then let them grow
How can I pacify myself?
And let go
And I run wild to see
Who I turned out to be

But it was too cold
In my world


o
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# Posté le lundi 22 septembre 2008 13:25

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Berce-la!
Dans son ventre, petite fille, petite pute.
Il est entré, visage obscur, mâle impur.
Plus près de toi, laisse pénétrer ses doigts.
Elle est sale. Elle a mal.
Fenêtres et portes sont fermées, il est entré.
Aime-le!
Famille sacrée, fermée.
Comme une messe, rituel régulier, chaque soir la porte s'ouvre.
Maman!
Elle avait pourtant fait son lit.
Maman!
Ses draps, son lit sont souillés.
Maman... !
Donne-toi à lui ses remords sont des frasques, il te déflore.
Donne-toi, mais cri pas trop fort!
Ses sales doigts ont taché ton corps.

Encore, il te touche, tellement, ta peau est douce.

t

# Posté le mardi 16 septembre 2008 08:52

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JE RESUME MA FIN .




(l)
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# Posté le samedi 23 août 2008 12:44

Modifié le lundi 17 août 2009 10:53

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Dans la pénombre de la salle de café le patron dispose les tables et les chaises, les cendriers, les siphons d'eau gazeuse ; il est six heures du matin.

Il n'a pas besoin de voir clair, il ne sait même pas ce qu'il fait. Il dort encore. De très anciennes lois règlent le détail de ses gestes, sauvés pour une fois du flottement des intentions humaines ; chaque seconde marque un pur mouvement : un pas de côté, la chaise à trente centimètres, trois coups de torchon, demi-tour à droite, deux pas en avant, chaque seconde marque, parfaite, égale, sans bavure. Trente et un. Trente-deux. Trente-trois. Trente-quatre. Trente-cinq. Trente-six. Trente-sept. Chaque seconde à sa place exacte.

Bientôt malheureusement le temps ne sera plus le maître. Enveloppés de leur cerne d'erreur et de doute, les événements de cette journée, si minimes qu'ils puissent être, vont dans quelques instants commencer leur besogne, entamer progressivement l'ordonnance idéale, introduire çà et là, sournoisement, une inversion, un décalage, une confusion, une courbure, pour accomplir peu à peu leur oeuvre : un jour, au début de l'hiver, sans plan, sans direction, incompréhensible et monstrueux.

Mais il est encore trop tôt, la porte de la rue vient à peine d'être déverrouillée, l'unique personnage présent en scène n'a pas encore recouvré son existence propre. Il est l'heure où les douze chaises descendent doucement des tables de faux marbre où elles viennent de passer la nuit. Rien de plus. Un bras machinal remet en place le décor.

Quand tout est prêt, la lumière s'allume.



Robbe-Grillet

r

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 06:15

Modifié le lundi 17 août 2009 10:53

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Les défauts, soyons clair, c'est la prose, c'est l'art.


e

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 06:05

Modifié le lundi 17 août 2009 10:53